Recensement des étangs et marais franciliens
Pour arrêter la perte de la biodiversité, la Région confie la création d’un réseau régional des zones humides à la Société nationale de la protection de la nature.Dix plans d’actions caractérisent la stratégie de préservation de la biodiversité, adoptée par le conseil régional en juin 2007. L’un d’entre eux comprend la création d’un réseau régional des zones humides. La Région vient de confier cette mission à la Société nationale de la protection de la nature (SNPN).
Les zones humides sont des espaces de transition entre la terre et l’eau (étangs, marais, marécages, tourbières), qui concentrent une richesse biologique exceptionnelle. Leur protection est indispensable : elles contribuent notamment à prévenir les inondations et à réduire les effets de la sécheresse ; leur végétation consommatrice d’azote participe à la préservation et à l’amélioration de la qualité de l’eau.
Ce réseau, un ensemble de zones humides identifiées et caractérisées, permettra notamment de créer de nouvelles réserves naturelles régionales (qui doivent passer de 0,03 % du territoire en 2004 à 1 % en 2010) ; il servira aussi à déterminer un réseau de mares à conserver, et à cibler les roselières franciliennes à restaurer.
Pour l’élaborer, le recensement et la hiérarchisation des zones humides dans la région sont nécessaires. Des naturalistes de terrain, de spécialités variées, seront mis à contribution pour ce projet qui devrait s’étaler sur cinq ans.
La SNPN est la plus ancienne association de protection de la nature en France (plus de 150 ans). Sa spécialisation sur les zones humides repose sur plusieurs expériences, notamment la gestion de deux des plus grandes réserves naturelles nationales en zones humides : la réserve nationale de Camargue (depuis 1927) et la réserve naturelle du lac de Grand Lieu (depuis 1980).
La Région a attribué 475.876 euros à la SNPN sur 5 ans, jusqu'en 2012.
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